France 2030 : DWATTS, Opérateur territorial et coopératif lève 1 M€ pour une transition énergétique locale et citoyenne dans la Biovallée

France 2023 financement dwatts

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 22 novembre 2022

A télécharger en pdf ICI

DWATTS lève 1 M€ en fonds propres et quasi-fonds propres auprès de la Banque des Territoires, pour le compte de l’Etat au titre du programme Territoires d’innovation de France 2030, du Crédit Agricole Sud-Rhône-Alpes Énergies Renouvelables (CASRA ER), et d’Énergie Partagée Investissement.

La Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) DWATTS développe et exploite des projets photovoltaïques, bois-énergie et éoliens afin de répondre aux enjeux de transition énergétique de la vallée de la Drôme. Sa gouvernance citoyenne réunit habitants, collectivités et entreprises, et assure un maximum de retombées économiques locales et des projets bien intégrés dans leur environnement, favorisant le développement et l’acceptation des énergies renouvelables sur le territoire de Biovallée.

Cette première levée de fonds s’inscrit dans le programme Territoires d’Innovation « La Biovallée, un écosystème rural précurseur et reproductible », et permettra de renforcer les capacités d’investissement de la coopérative et de dynamiser les mises en construction des différents projets de production EnR en lien avec les objectifs Territoires à Énergie Positive (TEPOS) portés par les trois intercommunalités de la vallée de la Drôme.

Créée à Die en 2016 par une poignée d’habitants, DWATTS compte aujourd’hui plus de 138 sociétaires. La coopérative a par ailleurs créé Impuls’ER en 2019, une structure de développement et conseil jouant le rôle de Plateforme de développement EnR en Biovallée. La structure emploie à ce jour huit salariés sur les différentes filières de la transition énergétique. D’abord producteur d’énergie photovoltaïque, DWATTS exploite une cinquantaine d’installations pour un peu plus de 1,3 MWc soit près de 6 500 m² de panneaux solaires.

Dès cet hiver, DWATTS commencera à vendre directement de l’énergie à ses sociétaires et aux habitants à travers des modèles innovants de vente de chaleur renouvelable (250 kW de chaudières bois, auprès des écoles et d’espaces de coworking) et d’autoconsommation collective (électricité photovoltaïque), permettant ainsi de contenir l’augmentation des prix des énergies.

Des projets éoliens à maîtrise territoriale sont d’ores-et-déjà à l’étude prenant en compte l’ensemble des enjeux de la vallée de la Drôme. Déjà actif sur l’efficacité énergétique dans le secteur industriel, DWATTS étudie des premières opérations clé-en-main de rénovation des bâtiments pour le petit tertiaire afin de faire avancer tous les piliers de la transition énergétique : sobriété, efficacité, énergies renouvelables.

À la croisée de l’’innovation sociale, de l’aménagement territorial et de la transition énergétique, DWATTS associe, dans son capital et sa gouvernance, des habitants, trois intercommunalités et des professionnels locaux autour d’un projet de transition énergétique territoriale et citoyenne.

Gabriel Giabicani, directeur de l’innovation et des opérations au sein de la direction de l’investissement de la Banque des Territoires indique que « cet investissement dans DWATTS participe pleinement aux objectifs du programme Territoires d’Innovation de France 2030 opéré par la Banque des Territoires pour le compte de l’Etat, notamment en apportant des solutions aux demandes sociétales émergentes telles que la transition vers la production d’une énergie plus propre et plus proche des territoires. Ce financement permet également de participer à un projet de développement économique local qui a vocation à être dupliqué sur d’autres territoires, notamment ruraux, via une structuration juridique originale de coopérative ».

Augustin Guendouz, secrétaire général de l’Association Biovallée se réjouit de voir la Banque des Territoires investir dans le capital de la SCIC, preuve de la maturité de ce projet et explique que « DWATTS fait avec d’autres la démonstration que le Territoire de Biovallée est un écosystème rural précurseur et reproductible ».

« Le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes, par l’intermédiaire de sa filiale CASRA Energie Renouvelable, est fière de mettre ses capacités d’investissement au service de DWATTS, aux côtés de la Banque des Territoires et d’Energie Partagée Investissement, et de contribuer ainsi à la transition énergétique de la vallée de la Drôme » explique Philippe Toussaint, directeur Direction – Ingénierie Financière Innovation et Energies au Crédit Agricole Sud Rhône Alpes.

« Energie Partagée accompagne DWATTS dans la réalisation de ses projets depuis plus de 4 ans et a souhaité renforcer son soutien avec cette levée de fonds. Ce financement permettra à la coopérative d’avoir les moyens de ses ambitions et ainsi participer à une transition énergétique citoyenne sur le territoire de la Biovallée » indique Simon Mathieu, chargé d’investissement au sein d’Energie Partagée.

Plus d’informations sur : www.dwatts.fr

Communiqué de presse à télécharger en pdf ICI

Contacts presse

DWATTS Émilie Lapprand emilie@dwatts.fr 06 11 15 62 66

Secrétariat général pour l’investissement 01 42 75 64 58 presse.sgpi@pm.gouv.fr
Banque des Territoires Auvergne-Rhône-Alpes – Groupe Caisse des Dépôts Anne-Laure Badaut
anne-laure.badaut@caissedesdepots.fr

À propos de France 2030

  • Traduit une double ambition : transformer durablement des secteurs clefs de notre économie (santé, énergie, automobile, aéronautique ou encore espace) par l’innovation technologique, et positionner la France non pas seulement en acteur, mais bien en leader du monde de demain. De la recherche fondamentale, à l’émergence d’une idée jusqu’à la production d’un produit ou service nouveau, France 2030 soutient tout le cycle de vie de l’innovation jusqu’à son industrialisation.
  • Est inédit par son ampleur : 54 Md€ seront investis pour que nos entreprises, nos universités, nos organismes de recherche, réussissent pleinement leurs transitions dans ces filières stratégiques. L’enjeu : leur permettre de répondre de manière compétitive aux défis écologiques et d’attractivité du monde qui vient, et faire émerger les futurs leaders de nos filières d’excellence. France 2030 est défini par deux objectifs transversaux consistant à consacrer 50 % de ses dépenses à la décarbonation de l’économie, et 50% à des acteurs émergents, porteurs d’innovation sans dépenses défavorables à l’environnement (au sens du principe Do No Significant Harm).
  • Sera mis en œuvre collectivement : pensé et déployé en concertation avec les acteurs économiques, académiques, locaux et européens pour en déterminer les orientations stratégiques et les actions phares. Les porteurs de projets sont invités à déposer leur dossier via des procédures ouvertes, exigeantes et sélectives pour bénéficier de l’accompagnement de l’Etat.
  • Est piloté par le Secrétariat général pour l’investissement pour le compte du Premier ministre et mis en œuvre par l’Agence de la transition écologique (ADEME), l’Agence nationale de la recherche (ANR), Bpifrance et la Banque des Territoires.

Plus d’informations sur : www.gouvernement.fr/secretariat-general-pour-l-investissement-sgpi

À propos de la Banque des Territoires

Créée en 2018, la Banque des Territoires est un des cinq métiers de la Caisse des Dépôts. Elle rassemble dans une même structure les expertises internes à destination des territoires. Porte d’entrée client unique, elle propose des solutions sur mesure de conseil et de financement en prêts et en investissement pour répondre aux besoins des collectivités locales, des organismes de logement social, des entreprises publiques locales et des professions juridiques. Elle s’adresse à tous les territoires, depuis les zones rurales jusqu’aux métropoles, avec l’ambition de lutter contre les inégalités sociales et les fractures territoriales. La Banque des Territoires est déployée dans les 16 directions régionales et les 37 implantations territoriales de la Caisse des Dépôts afin d’être mieux identifiée auprès de ses clients et au plus près d’eux.

Pour des territoires plus attractifs, inclusifs, durables et connectés.

www.banquedesterritoires.fr / @BanqueDesTerr

À propos d’Énergie Partagée

Énergie Partagée, Mouvement national de l’énergie citoyenne, accompagne et finance depuis 2010 des projets citoyens de production d’énergie renouvelable. Portés par des collectifs citoyens et des collectivités territoriales qui en maîtrisent la gouvernance, ils font bénéficier leur territoire des retombées économiques et sociales générées. À ce jour, quelque 280 initiatives partout en France ont été labellisées projet citoyen d’énergie renouvelable par Énergie Partagée. Énergie Partagée c’est aussi un outil d’investissement qui soutient les projets citoyens d’énergie renouvelable, en y investissant en fonds propres l’épargne de plus de 7000 actionnaires citoyens. Énergie Partagée compte 110 projets de production d’énergie renouvelable co-financés à hauteur de plus de 30 millions d’euros. Pour plus d’informations : www.energie-partagee.org

À propos du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes

Banquier-assureur comptant plus de 772 000 clients, le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes est le leader en Isère, dans la Drôme, en Ardèche et dans l’Est Lyonnais. Fort de ses fondements coopératifs et mutualistes (plus de 379 000 sociétaires), il est au service des particuliers, des entreprises, des collectivités et des associations, et assume ainsi son rôle de premier financeur de son territoire. Son engagement sociétal et ses valeurs de Proximité – Solidarité – Responsabilité sont au cœur de ses actions quotidiennes : soutien des grands enjeux de société, accompagnement des acteurs de l’économie locale dans leurs transformations, soutien des jeunes et de l’inclusion bancaire, présence de proximité et animation de tous les territoires. Sa raison d’être « Agir chaque jour dans votre intérêt, et celui de la société ». Pour plus d’informations : https://www.credit-agricole.fr/ca-sudrhonealpes/

À propos de Biovallée

Créée en mai 2012, l’association Biovallée œuvre à soutenir et valoriser les initiatives locales au service de la transition écologique et sociale, à en impulser de nouvelles pour atteindre collectivement les objectifs de la Biovallée. Pour plus d’informations : https://biovallee.net/

Publié par Émilie Lapprand dans Financement

Début de la saison de chauffe pour les chaufferies bois dwatts !

21 novembre 2022

La rentrée des vacances de la Toussaint a vu arriver les premiers froids de l’automne et la mise en route effective des premières chaufferies dwatts pour la saison de chauffe 2022-2023. Grâce aux chaufferies partagées dwatts, c’est 20 000 litres de fioul par an (200 MWh) qui sont remplacés par du granulés de bois produit en Haute-Loire par Moulin Bois Énergie et livré par notre distributeur Combet Energies.

Partager ses bureaux, partager la chaleur

Espace-Barral-Coworking Die
Espace-Barral-Coworking Die

L’espace Barral est un ancien bâtiment industriel de Die d’environ 700m² reconverti en espace de coworking. Une isolation thermique performante de l’ensemble a été réalisée en 2017, mais l’installation d’une chaudière bois avait été différée.

Le granulé a été retenu comme combustible car l’accès difficile de la chaufferie ne permettait pas d’envisager des livraisons de bois déchiqueté. La chaudière de 48 kW a été installée dans la chaufferie actuelle. Le silo à granulé d’une capacité de 5,5 tonnes permet d’assurer environ une année de chauffage.

La chaudière a été installée par l’entreprise Estelle et fils, de Solaure en Diois. dwatts s’occupera du suivi du bon fonctionnement (grâce à une supervision à distance), de l’approvisionnement et de l’entretien annuel pendant 15 ans.

Chaufferie partagées pour les écoles

Chaufferie dwatts livraison granulé école Die
Chaufferie dwatts livraison granulé école Die

L’école Notre-Dame de Die est un bâtiment d’environ 1 000m² dont la moitié environ est actuellement occupé. La réalisation de cette chaufferie par dwatts a permis à l’école de ne pas porter l’investissement initial, et d’avancer en parallèle sur un projet de rénovation global. La chaudière de 120 kW permet de répondre aux besoins actuels du bâtiment mais aussi des espaces actuellement non chauffés après rénovation de l’ensemble. Elle est installée en cave, ainsi que le silo de granulés. Là aussi la situation devant le parvis de la cathédrale ne permettait pas d’envisager un autre combustible que le granulé.

La chaufferie a été réalisée par Frédéric Pinche (Plomberie du Diois) et Franck Peytaud pour la création de cloisonnements coupe-feu. Pour cette chaufferie dwatts prendra également en charge l’évacuation des cendres et un suivi plus régulier de l’approvisionnement (4 ou 5 livraisons de granulés à prévoir dans l’hiver).

Enfin, l’école Notre-Dame de Grane est un bâtiment de 240 m² moyennement isolé. Nous avons installé une chaudière granulés de 15 kW dans le local chaufferie, ainsi qu’un silo sur mesure de 4 tonnes en cave. La chaufferie a été réalisée par l’entreprise Valdrome Chauffage.

Plusieurs projets de chaufferies dwatts sont prévus pour 2023 avec des stades d’avancement divers. On vous tiendra au courant de leur avancée !

21 novembre 2022

Publié par Émilie Lapprand dans Bois-énergie

Université négaWatt, transition énergétique et sobriété, des enjeux d’actualités

Mi-octobre, plusieurs sociétaires de dwatts se sont retrouvés au bord de l’étang de Thau, à Mèze, pour l’université négaWatt. Rencontre annuelle du groupe, ces deux jours furent riches en réflexions sur les différents volets de la transition énergétique et les activités de négaWatt. On retiendra notamment des échanges les questions de sobriété, voire de justice sociale. Avant de creuser ce sujet, intéressons nous d’abord aux actualités du groupe.

Un scénario pour la transition énergétique, c’est l’une des premières actions qui a fait connaître négaWatt. Ce scénario a été mis à jour avec une version 2022, la nouveauté : un volet négaMat pour la prise en compte de l’enjeu de la ressource en matières premières au sein de la transition. Ce nouveau volet permet de creuser une question très contemporaine : l’humanité a fait exploser sa consommation en matériaux au 20ème siècle, comment penser une transition sobre en matériaux ? Quels seraient les coûts d’une non-transition énergétique ? Quelles sont les idées fausses sur la consommation en ressources « rares » des énergies renouvelables ? Autant de sujets qui ont été abordés par Emmanuel Rauzier et Judith Pigneur.

Outils pratiques pour la transition énergétique, les actualités du groupe négaWatt

négaWatt

Depuis le premier scénario, des outils ont été créés pour compléter les actions de plaidoyer et mettre en pratique la transition énergétique. Ainsi, Planiss’Immo et Dorémi sont deux dispositifs traitant d’efficacité énergétique du bâti. L’Institut négaWatt développe également l’accompagnement au changement : dans un processus de transition, les résistances sont souvent autant d’ordre humain et social que technique, cela ne doit pas être négligé. Ce rappel résonne pleinement pour dwatts qui a choisi de privilégier la forme coopérative afin d’associer dans sa gouvernance les différents acteurs de la Biovallée.

L’université a donc été l’occasion pour les particpant.e.s de mettre en lien les différentes activités du groupe négaWatt pour envisager les actions sur la transition énergétique de manière globale. En parallèle des intervenant.e.s extérieur.e.s ont débattu avec les participant.e.s des grands sujets d’actualités.

Sobriété et transition énergétique : la justice sociale au cœur du débat

Au cours de la matinée du samedi 15 octobre, trois temps forts se sont succédés. Considérée comme désuète, il y a quelques mois encore, la sobriété a maintenant le vent en poupe. Un des enjeux majeurs pour ce pilier de la transition est celui de la juste répartition des efforts de sobriété. Cela semble passer par une définition des besoins essentiels, en parallèle à une réduction différenciée de la consommation de chacun.e en fonction de son niveau de vie. Au delà de la sobriété, l’enjeu de la justice sociale dans la transition énergétique est donc posé.

Dimanche sans voiture pays bas
Les dimanches sans voitures aux Pays-Bas en 1973 : une autre idée du rationnement ?

Cette question de la répartition des efforts et de justice sociale traverse les différentes échelles géographiques. Les premiers résultats d’un scénario européen pour la transition énergétique ont été présentés avec version finale attendue pour le premier semestre 2023. Si d’un côté, les dirigeants de l’UE commencent à parler de sobriété, on comprend également que de l’autre les enjeux de solidarité entre les différents pays de l’UE pourraient poser des questions politiques complexes… Lors de la seconde table ronde, Karine Gavand, de la Fondation européenne pour le Climat (ECF) a partagé les études menées par Destin Commun : «  Les Français sont en revanche favorables à l’accélération de la transition énergétique, et réceptifs au modèle de sobriété, à concilier avec leur exigence d’équité. ». De son côté, Anne Brigault a clairement affirmé que l’une des priorités du Réseau Action Climat est de luter contre la précarité. C’est un changement de posture important dans le milieu des ONG environnementales.

Sobriété : en douceur ou à marche forcée ? C’est sur cette question que Dominique Méda, professeure de sociologie à Paris-Dauphine, et Mathilde Szuba, maîtresse de conférences en science politique, ont échangé lors de la dernière table-ronde. Une nouvelle fois pour dépasser l’antagonisme de départ, l’objectif de justice sociale est à mobiliser. Il s’agit d’éviter que la sobriété ne devienne une liste d’éco-gestes et soit vidée de sa dimension politique.

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Échantillon drômois présent à l’édition 2022 de l’université négaWatt

Notre territoire, la Biovallée, est plein de ressources et d’énergies humaines pour construire ensemble des solutions innovantes aux différents enjeux abordés lors des deux jours d’université négaWatt. La preuve en est, la Drôme était présente en force à Mèze. Nous en sommes revenus avec une conviction renouvelée de l’intérêt de l’action de dwatts pour développer les énergies renouvelables, le tout dans un processus d’inclusion et de gouvernance coopérative.

RESSOURCES : pour les curieux.ses, les replays et/ou diaporamas présentés lors de ces deux jours sont disponibles ICI.

Publié par Émilie Lapprand dans Non classé

Inauguration d’installations photovoltaïques, des toitures partagées dans la vallée de la Drôme

Octobre 2022

A Luc en Diois, les premiers panneaux photovoltaïques ont été installés dès 2019 sur les bâtiments de la déchetterie intercommunale. Depuis, DWATTS a investi dans huit toitures partagées supplémentaires, sur cette commune de la vallée de la Drôme. Pour présenter les différentes installations et acteurs.trices de ce territoire, la coopérative a organisé une inauguration le 18 octobre dernier. Détaillons ensemble cet exemple à suivre pour une transition énergétique ensoleillée et coopérative.

Un terreau fertile pour les toitures partagées : des habitant.es, entrepreneurs et élu.e.s dynamiques

Carte Luc en Diois Toitures partagées photovoltaïques-min(1)
Source Géoportail.

La particularité de Luc en Diois est de réunir différents types d’installations photovoltaïques. Sur cette commune de 600 habitant.e.s environ, DWATTS a financé et exploite des toitures à la fois sur des maisons individuelles mais aussi sur des bâtiments communaux, et bureaux d’une entreprise.

La démarche de la municipalité est à saluer. Un véritable élan pour agir en faveur de la transition énergétique a été mis en place par l’équipe actuelle. Une quinzaine de bâtiments communaux ont été étudiés. A ce jour plusieurs d’entre eux accueillent déjà des panneaux photovoltaïques ( piscine, mairie, gîtes, hall MARPA). Pour des raisons techniques, d’autres bâtiments sont en stand by et pourraient voir le jour bientôt.

Les travaux ont été réalisées par des entreprises locales : Artisan Energies et Solavolt. les deux sont sociétaires de la coopérative. Cela permet un travail de confiance et dans le temps pour garantir des retombées économiques et en terme d’emploi pour le territoire. Aujourd’hui, Solavolt tourne davantage son activité vers le bas de la vallée de la Drôme. Artisan Energies s’ancre elle dans la commune avec de nouveaux bureaux et une boutique, le tout chapeauté par des panneaux photovoltaïques bien sur !

TROIS QUESTIONS à Jérôme Mellet, maire de Luc en Diois 

Pourquoi est ce que la mairie a choisi d'équiper certains de ses bâtiments communaux avec des panneaux photovoltaïques ?  Il s’agit d’une volonté de participer à notre niveau de produire de l'énergie en local avec un acteur coopératif du territoire. Si on veut assurer notre avenir énergétique et devenir un territoire à Énergie positive les collectivités doivent donner l'exemple.

Pourquoi avez vous choisi de travailler avec DWATTS, opérateur énergétique territorial et coopératif ? Suite à notre rencontre en 2019 sous l'ancienne mandature lors d'une présentation à la commission énergie de la Communauté de Communes du Diois, j'ai été convaincu et emballé par ce projet coopératif et tourné vers l'avenir. La proposition de produire de l'énergie sans investissement important pour la commune est un avantage important d'autant plus avec des interlocuteurs locaux qui font travailler des entreprises du Diois.

En parallèle au développement de l'énergie photovoltaïque, est ce que la commune mène d'autres actions pour la transition énergétique ?  Oui la commune a des parts sociales dans la coopérative DWATTS. J'en ai aussi personnellement et j'invite le maximum de personnes à en prendre pour aider à financer notre transition énergétique via DWATTS.  A chaque projet de réhabilitation de bâtiment, nous sommes vigilants. Pour exemple nous venons de terminer la rénovation de l'école. Elle est maintenant équipée d'une chaudière à granule dernière génération, d'un bâtiment supplémentaire à structure bois, ainsi que d'une isolation et menuiseries entièrement remplacées par des produits aux performances accrues.

Pour en savoir plus sur le rôle pour la collectivité dans un projet de production locale d’énergie renouvelable, c’est ICI. 

Le photovoltaïque coopératif : des solutions adaptées aux différents bâtis et occupant.e.s

En pratique, comment est ce que DWATTS intervient ? Nous accompagnons d’abord les acteurs pour étudier la faisabilité des projets et ensuite pouvons les financer. Nous assurons le lien avec les entreprises locales sociétaires pour l’installation et la maintenance des panneaux. Ainsi, DWATTS a investi 233 000 euros pour les neuf installations citées ci-dessus, le tout pour une puissance installée d’environ 132 kWc.

Onduleur Marpa inauguration toitures partagées photovoltaïques luc en diois-min
Discussion autour de l’onduleur, hall MARPA

Concernant la valorisation de l’électricité produite, plusieurs schémas existent. Le plus classique, la coopérative investit l’argent nécessaire. L’installation lui appartient pendant 20 ans, elle est ensuite rétrocédée au propriétaire. Ce dernier loue ainsi sa toiture à DWATTS qui revend la totalité de l’électricité à EDF.

Le propriétaire d’une maison individuelle touche une rétribution qui peut prendre différentes formes : loyer annuel, soulte (qui peut servir d’aide aux travaux) ou un kit autoconsommation. A Luc en Diois, c’est sur ces modèles que fonctionnent les trois habitations individuelles, l’entreprise, les gîtes, la piscine et la déchetterie.

Toitures partagées : l’autoconsommation une partie de la solution face à la crise énergétique ?

Ces modèles sont en évolution. Dans un contexte général du secteur de l’énergie très tendu et fluctuant, l’autoconsommation se développe petit à petit. En pratique, cela signifie que l’électricité produite par les panneaux photovoltaïques d’un bâti sont revendus directement par DWATTS aux occupants ( ex : la mairie de Luc en Diois), voire aux voisin.e.s en fonction de la taille de l’installation (un projet débutera en 2023 sur la commune ).

L’intérêt est multiple : l’électricité est produite et consommée localement. Cela signifie que les « consommateurs » sont associés directement à la gouvernance de la structure productrice, ici DWATTS. Cette « reprise en main » permet notamment de discuter ensemble du prix de vente de l’électricité, de maîtriser sa production et son approvisionnement ….

Des solutions hybrides peuvent être pensées également avec une partie de l’électricité produite par les panneaux photovoltaïques revendue directement à EDF et une autre consommée directement par les occupant.e.s du bâtiment.

Apéritif convivial inauguration toitures partagées photovoltaïque Luc en Diois-min

En tout cas, à Luc en Diois, le soleil était de la partie, le 18 octobre dernier. Il nous a permis de présenter dans une ambiance conviviale différents sites à la vingtaine de personnes présentes, habitant.e.s et élu.e.s de la vallée de la Drôme.

Souhaitons que l’exemple de Luc essaime dans l’ensemble de la Biovallée. Que vous aillez en tête un projet photovoltaïque ou des ambitions pour la transition énergétique, chacun.e peut d’ores et déjà agir et nous rejoindre !

Revue de Presse :

  • Sur RDWA, le 17 cotobre, on aborde la rencontre de Luc en Diois et plus généralement les actualités de DWATTS, à réécouter ICI.
  • Un article présente l’inauguration dans le Journal du Diois du 4 novembre, à lire ICI.
  • Un article du Dauphiné Libéré, à lire ICI.

(1) 24 modules de 375 Wc = 9kWc pour une MeS au 13/09/22

Publié par Émilie Lapprand dans Photovoltaïque

Répondre ensemble à la « crise énergétique »

Edito Octobre 2022

La crise énergétique que nous traversons est le fruit d’une défaillance des grands systèmes énergétiques et d’une interdépendance des filières entre elles. Tout cela nous pousse vers plus de résilience territoriale sans perdre de vue les objectifs climatiques et la solidarité.

In(ter)dépendance énergétique

Depuis plusieurs mois, la production nucléaire française est au plus bas du fait de deux facteurs : les arrêts (planifiés) pour maintenance, et les mises à l’arrêt suite aux problèmes de corrosion relevés sur plusieurs réacteurs. Pour pallier à cette production en moins, le marché européen d’électricité comptait sur le gaz…qui se retrouve également en forte tension du fait de la guerre en Ukraine. Résultat : les prix de l’électricité sont au plus haut et tous les acteurs (entreprises et collectivités au premier chef) exposés aux prix de marché se retrouvent confrontés à des factures salées.

Mais ce n’est pas tout. Les prix de l’électricité ayant été multiplié par huit ou plus sur les marchés de gros, et le gaz venant à manquer, les granulés de bois sont mobilisés dès qu’ils le peuvent (en substitution du gaz), et ce peu importe le prix, générant de nouveaux problèmes ailleurs…

Résilience territoriale

Plutôt que d’acheter chèrement des kilowattheures (kWh) d’électricité carbonée (puisque très sensiblement produite à partir de gaz, voire de charbon) le mieux est encore d’éviter de consommer lorsque cela est possible. Mais la sobriété subie à l’échelle de l’individu ne saurait être une réponse satisfaisante à ces crises énergétique et climatique.

Afin d’apporter une réponse collective à la situation, nos activités photovoltaïques évoluent : mise en place de groupement d’achats, kit autoconsommation en lieu et place du loyer, et surtout autoconsommation collective pour se réapproprier l’énergie en tant que communauté ! Avec ces changements nous espérons répondre au mieux aux besoins du territoire tout en gardant une approche solidaire et coopérative.

Nous continuons également à agir pour développer des solutions pour les besoins collectifs par exemple avec la chaleur renouvelable et la réflexion sur l’éolien.

Si ces sujets vous intéressent, nous nous déplaçons dans les communes pour présenter ce qu’il est possible de faire avec, mais aussi sans, nous afin de donner à tou.te.s les moyens d’agir.

Jean-Bapiste Boyer, Président-Directeur Général

Edito Octobre 2022

Publié par Émilie Lapprand dans Innovation

Des nouvelles de l’éolien, Seauve qui pleut !

Visite DWATTS parc éolien La Seauve- Dôme

Quelques sociétaires de DWATTS ont bravé courageusement la pluie du mois de juillet pour accompagner Claire Tincelin Salomon, membre du Directoire et Jean Pierre Brun, président du Conseil de surveillance, sur le parc éolien de la Seauve à la Roche sur Grâne. Cette ballade immersive a été l’occasion de discuter des enjeux de l’éolien, de ses impacts, ainsi que du rôle à jouer pour notre coopérative dans l’appropriation de cette énergie renouvelable.

L’éolien, accélérateur de transition.

En 2021, les cinq éoliennes de La Roche sur Grâne et les deux de La Répara ont satisfait 19 % des consommations électriques, toutes activités confondues, du territoire de la Communauté de Communes du Val de Drôme en Biovallée.

Belles à voir et belles en l’air : les éoliennes du parc de la Seauve

A l’heure où les tensions sur l’énergie sont fortes, le dérèglement climatique à l’œuvre, et nos centrales nucléaires à l’arrêt pour entretien ou avarie, avec nos usages électriques qui augmentent (mobilité, relocalisation industrielle, augmentation de la population sur le territoire), il est nécessaire d’intégrer ces productions d’électricité dans notre bouquet de production locale.

Pour cela, DWATTS propose depuis sa création d’accompagner les collectivités de la vallée de la Drôme dans l’élaboration d’outils de prises de décision sur l’implantation des éoliennes sur leur territoire. Mais est-ce suffisant ?

Au prochain épisode …

La visite du parc éolien est venue clore la saison 1 du groupe de travail de DWATTS sur l’éolien, créé en 2021 après l’AG et ouvert aux sociétaires. Au fil des rencontres, les participants ont pu partager leurs connaissances, leurs questionnements et préoccupations sur cette filière.

Eéolien citoyen drôme

Une présentation, encore très technique, et une base de références bibliographiques ont déjà vu le jour. Mais certains participants souhaiteraient aller plus loin. Pourquoi DWATTS ne pourrait-elle pas initier et accompagner des projets éoliens citoyens, portés par les acteurs des territoires ? Message bien reçu, le sujet sera discuté lors du prochain Conseil de surveillance.

Alors si, vous aussi, vous souhaitez participer à ces réflexions stratégiques, venez vite nous rejoindre lors de la prochaine réunion du groupe de travail le 23 novembre à LATELIER de 18h à 20h. Inscription demandée ICI.

Une prochaine visite du site sera organisée avant la fin de l’année, faites vous connaître si cela vous intéresse !

Octobre 2022.

Publié par Émilie Lapprand dans Non classé

Premières chaufferies dwatts dans un contexte tendu pour la filière granulé : on vous explique pourquoi !

L’automne arrive, et les premières chaufferies dwatts seront bientôt mise en service ! Des projets qui se concrétisent dans un contexte général difficile concernant l’approvisionnement en granulés. Faisons le point ensemble !

Mise en service des premières chaufferies dwatts !

Les premières installations verront le jour à Die avec les chaufferies à granulés de bois de l’Espace Barral (espace de coworking) et l’école Notre-Dame.

Chaudière Ecole Notre dame Die-dwatts bois énergie
Mise en route de la chaudière de l’école Notre-Dame de Die mi-septembre, en présence de l’installateur.

Une troisième chaufferie bois sera mise en service pour la Toussaint à l’école Notre-Dame de Grane, et le chantier de la chaufferie du tiers-lieu l’Avant-Poste à Die débutera cet hiver.

Ces premiers projets permettront de concrétiser le développement de cette nouvelle activité de dwatts, envisagée depuis deux ans. Il s’agit de chaufferies à granulés de bois c’est-à-dire de chaufferies de petite puissance et/ou présentant des contraintes d’accessibilité ne permettant pas d’envisager de la plaquette forestière.

L’approvisionnement des chaufferies sera assuré par l’entreprise Combet énergies, implantée à Die et qui a développé une activité de fourniture de granulés depuis plusieurs années. Les granulés sont produits en Haute-Loire à Dunières (140 km de Die) par Moulin Énergie, sur un site de production adossé à une scierie. L’intérêt d’un partenaire local sur l’approvisionnement est manifeste dans le contexte actuel de tension sur la filière granulés.

Demande et production de granulés : des tendances inverses …

L’une des raisons avancée est celle de la hausse de la demande qui a été rapide en lien avec l’installation de poêles et chaudières à granulés (respectivement + 41 % et + 120 % par rapport à l’année précédente). Par ailleurs, la hausse du prix et le manque de disponibilité du gaz ont même conduit certains pays à utiliser le granulé comme combustible dans des centrales électriques (ex centrales à charbon), chose exceptionnelle dans un marché dont l’échelle était jusqu’à présent principalement locale et régionale. A souhaiter qu’elle le reste ! A l’échelle domestique, et/ou des réseaux de chaleur urbains, le coût des autres énergies a incité à maximiser l’usage du granulé là où il était utilisé en appoint. La hausse des cours et les craintes sur l’approvisionnement a également provoqué un surstockage de certains usagers (particuliers mais aussi exploitants de réseaux de chaleurs).

C’est l’ensemble de ces facteurs qui expliquent une hausse de la demande en granulé.

La production de granulés, bien qu’en hausse continue depuis 2008, est liée à la production de bois d’œuvre puisque le granulé est fabriqué à partir de sciure. Sa croissance est donc liée à l’usage du bois d’œuvre, plutôt qu’à l’installation de chaufferies. Les usines existantes sont déjà au maximum de leur capacité en ne peuvent augmenter significativement la production. Des nouvelles usines sont en construction mais ne seront pas opérationnelles avant 2023-2024.

La production est donc relativement rigide et ne peut s’adapter rapidement à la hausse de la demande.

Difficultés d’approvisionnement en granulés : une conséquence logique.

La hausse des prix du granulés s’explique donc à la fois par la hausse de la demande évoquée plus haut qui pousse les prix à la hausse mais aussi par l’augmentation des coûts des énergies, qui impacte la filière bois-énergie en plusieurs points (exploitation forestière, transport, transformation, livraison..) et impacte in fine le prix du granulé. Logiquement, les scieries répercutent sur les prises des connexes (+ 40%), dont le granulés, la hausse générale des cours du bois.

Au global le prix du granulé en vrac livré a augmenté de 41 % sur un an (indice CIBE d’août 2022). Sur la même période, le fioul domestique a augmenté de 70 % (indice INSEE).

livraison granulés espace Barral Die- dwatts bois énergie
Livraison de granulés à l’espace Barral, Die, mi-juillet

Plusieurs conclusions peuvent être retenues par rapport à cette situation. A court terme, il est important de rappeler que malgré la hausse de son prix, le granulé reste deux fois moins cher que le fioul. Il reste bien sûr préférable de privilégier la plaquette forestière par rapport au granulé partout où c’est possible, pour des circuits d’approvisionnement plus courts et une meilleure maîtrise locale. Sur du moyen terme, il est attendu que les tensions de cet hiver sur le granulé s’estompent d’ici 2024 au plus tard lorsque les nouvelles unités de production de granulé seront opérationnelles.

Enfin la hausse du coût du granulé, comme celle des autres énergies, rappelle l’importance de maîtriser les consommations de chauffage par la rénovation énergétique des bâtiments et une température adaptée.

Des solutions existent localement à travers nos activités mais aussi avec le service intercommunal de l’énergie ! Vous pouvez également venir échanger sur ces sujets lors de la table ronde du 15 octobre à Die dans le cadre de la fête de la forêt.

Octobre 2022

Publié par Émilie Lapprand dans Bois-énergie

Changement d’échelle : des ambitions qui se traduisent dans le fonctionnement de dwatts

Depuis sa création en 2016, le projet dwatts a beaucoup évolué. L’ambition de contribuer de manière significative à la transition énergétique sur l’ensemble du territoire de la Biovallée s’est confirmée au fur et à mesure des années. Cette aspiration se traduit concrètement par le développement de nouvelles filières et par des évolutions en terme d’organisation dans le fonctionnement de la coopérative. Revenons ensemble sur ces évolutions récentes.

Octobre 2022

Une ambition claire : être un territoire à énergie positive !

TEPOS - territoires à énergie positive - biovallée

Depuis 2019, des débats ont eu lieu afin de valider collectivement l’évolution du projet dwatts : penser la transition énergétique de manière collective dans une démarche TEPOS ou territoire à énergie positive. Cette dernière s’appuie sur le scénario Négawatt. A l’échelle de la Biovallée, elle vise, en 2040, une multiplication par quatre de la production EnR et à une division par deux des consommations.

Concrètement qu’est ce que cela signifie pour dwatts ? Il s’agit d’aller vers un changement d’échelle à la fois dans la taille des projets portés mais aussi dans leur diversification. En effet, seul un mix énergétique nous permettra de répondre aux différents besoins du territoire. Ainsi, en complément du programme Toitures partagées pour le photovoltaïque, nous travaillons sur la chaleur renouvelable, amorçons la réflexion sur l’éolien. dwatts n’oublie pas les autres piliers de la transition énergétique, à savoir la sobriété et l’efficacité. Nous appuyons notamment les professionnels en les accompagnant dans leur maîtrise de l’énergie. Nous envisageons sur le tiers-investissement en rénovation énergétique.

C’est cette ambition qui nous a amené à participer au programme Territoire d’Innovation en Biovallée, qui ouvre à dwatts de nouvelles perspectives de partenariats financiers. Ainsi, de nouveaux financeurs extra-territoriaux sont entrés dans notre coopérative. La Caisse des dépôts et consignation et le Crédit Agricole Sud-Rhône-Alpes Énergies Renouvelables rejoignent Énergie Partagée Investissement. La levée de fonds 2021-2022 a ainsi été assez exceptionnelle avec l’apport respectif aux fonds propres de 500 000 euros, 300 000 euros et 200 000 euros de la part des structures précitées.

Vie interne : les évolutions 2022

Comme dans tous changements d’échelle et arrivée de nouveaux acteurs, des besoins d’ajustements au niveau du fonctionnement de notre coopérative se sont fait sentir. Un processus interne (sondage, webinaire) a permis d’aboutir à une réorganisation validée lors de notre assemblée générale extraordinaire en mars 2022. Les deux principaux changements à retenir sont d’une part le rééquilibrage des instances de gouvernance et d’autre part la rémunération des titres participatifs.

Des ajustements dans le fonctionnement de la coopérative…

En pratique, le Conseil de surveillance voit son rôle consolidé. Il donne sa validation pour les projets proposé par le directoire de grosse ampleur financière (1) .

dwatts une coopérative citoyenne et locale en évolution

En parallèle, un comité d’investissement a été créé pour réunir les principaux sociétaires financiers de la coopérative et des sociétaires spécialement élus en AG. Ce comité donne un avis uniquement consultatif sur les projets présentés par le directoire. Cela permet notamment de tester la solidité des projets proposés et de bénéficier d’expertise financière certaine. Le comité s’est réuni deux fois en 2022.

Le principe de base de la SCIC coopérative, à savoir une personne égale une voix, reste toujours actif. Il permet ainsi de différencier ceux qui ont le pouvoir (les sociétaires, à savoir majoritairement des habitants), de ceux qui ont les fonds.

… et au niveau de la rémunération financière.

L’arrivée des nouveaux financeurs nous a également amené à débattre de la rémunération des sociétaires. Le minimum de rémunération (pour les titres participatifs) était de 3 %. Débat intéressant pour savoir comment respecter le principe de non-spéculation, penser un taux de rémunération juste pour l’ensemble des sociétaires …Ainsi, tou.te.s les nouveaux sociétaires de dwatts bénéficient à présent d’une rémunération de 4 %.

Les moyens dont nous bénéficions pour relever le défi de la transition énergétique dans la Biovallée sont donc un peu plus à la hauteur des enjeux. L’actualité des derniers mois, nous montre combien il reste nécessaire d’être actif.ve.s. 
Les solutions que nous portons sont celles d’une transition énergétique territoriale et coopérative. Habitant.e.s, élu.e.s, entrepreneur.euse.s, paysan.ne.s, rejoignez nous dans cette aventure !

(1) projet supérieur ou égal à 5 % du bilan. Concrètement en 2022 cela signifie des projets d’investissement supérieurs ou égaux à 72 000 euros, alors que précédemment ce seuil était de 500 000 euros.

Publié par Émilie Lapprand dans Coopérative

La minute « Conseil de surveillance », septembre 2022

Depuis 2020, notre coopérative est organisée autour d’une gouvernance à deux têtes. Le Directoire dispose de son côté de pouvoirs étendus pour diriger la coopérative. Le Conseil de Surveillance exerce du sien le contrôle permanent de la gestion par le Directoire et valide les décisions d’investissement (> 75 k€) après avis consultatif du Comité d’investissement.

Membre du Conseil de Surveillance : un rôle actif et important.

Tous les mois, le Directoire présente un rapport d’activité aux membres du Conseil de surveillance, lesquels se réunissaient jusqu’à présent tous les trimestres pour questionner les activités et émettre un avis sur les orientations stratégiques.

Depuis le début de l’année 2022, il s’est notamment prononcé sur le projet de Tiers-investissement en rénovation énergétique (voir détails ci-dessous), l’amorçage d’un plan de développement de l’éolien, la création d’un poste de chargé de communication ainsi que sur les modifications statutaires présentées lors de l’AGE – Assemblée générale extraordinaire, du 29 mars dernier.

Focus sur une orientation stratégique : le Tiers-investissement en rénovation énergétique.

Késako ? L’idée consiste à prendre en charge l’investissement lié à la rénovation thermique d’un bâtiment et de percevoir des loyers pour faciliter la réalisation de ce type d’opérations.

Sur le principe, l’AG de DWATTS s’est déjà prononcée en faveur d’actions orientées sur la sobriété énergétique, puisqu’elles sont déterminantes de notre feuille de route.

Mais en pratique, de nombreuses questions se posent. Quels sont les risques sur le plan financier ? Pouvons-nous nous engager dans de nombreux domaines à la fois, requérant des compétences particulières ? Quelles réelles perspectives de développement de ce type d’actions compte-tenu de modèles économiques potentiellement fragiles ? Et puis ce type d’investissement porte à la fois sur une forte réduction de la dépense énergétique et sur une nette amélioration du confort. Si on peut facilement traduire la première en économie financière, est-ce le cas pour le confort ?

Ce vaste sujet a été débattu pendant 2 h à la dernière réunion du Conseil en septembre, au travers d’échanges animés et constructifs. La décision sera prise ou non dans 1 mois d’engager un premier projet « prototype », sur présentation par le Directoire d’un modèle économique détaillé.

Un mandat de trois ans, renouvelable en 2023

En 2023, le mandat actuel du Conseil de Surveillance arrivera à échéance. Toutes les candidatures pour assurer son renouvellement seront donc les bienvenues !

En attendant, 2 sièges sont à pourvoir immédiatement suite à de récentes démissions. N’hésitez pas à me contacter pour candidater ou demander plus de précisions en écrivant à jp@dwatts.fr .

Jean-Pierre Brun, président du Conseil de Surveillance.

Septembre 2022

Publié par Émilie Lapprand dans Coopérative

A la rencontre des habitants : dwatts est présent près de chez vous !

Notre coopérative vit de la dynamique impulsée par les différents acteurs locaux. Quoi de mieux que d’être présent sur le territoire à travers des stands et des réunions publiques pour partager les enjeux de la transition énergétique et les solutions locales existantes ?

Des réunions publiques qui réunissent de plus en plus de personnes…

En mai, à l’initiative de la La Coopérative citoyenne saillansonne , dwatts est intervenu avec Joachim Hirschler de Conseil énergie et environnement pour présenter les options existantes concernant l’utilisation de panneaux photovoltaïques.

En effet, différentes solutions techniques et administratives existent. Il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Quels sont les avantages et inconvénients de la location de toiture, des kits autoconsommation individuels, de l’autoconsommation collective ? Peut-on facilement être autonome dans sa production d’énergie et pourquoi rester en lien ? Comment les acteurs territoriaux et coopératifs, comme dwatts, peuvent agir avec les acteurs du territoire, habitant.e.s, élu.e.s, entrepreneurs ?

Toutes ces questions ont également été abordées lors de la réunion publique de Mirabel et Blacons, le 27 septembre dernier. A l’initiative des habitant.e.s du quartier Bellevue Sud, cette réunion a été un franc succès. Plus de quarante personnes étaient présentes et ont pu échanger dans une ambiance conviviale. Il s’agit ensemble de mettre en place des solutions concrètes et adaptées aux besoins de chacun.e mais aussi aux besoins plus globaux sur l’ensemble de la vallée de la Drôme…

pour une transition énergétique en Biovallée et au-delà !

Un des sujets abordés lors des réunions publiques est celui des kits autoconsommation : comment faire pour avoir une certaine autonomie à l’échelle de son habitat, avec ces kits, sans « tuer le gisement » que représente la totalité d’une toiture ? dwatts réfléchit activement avec ceux.celles qui souhaitent mettre en location un maximum de surface de leur toiture pour installer des panneaux photovoltaïques (intéressant pour l’échelle sociétale) tout en ayant une partie de cette production auto-consommée (intéressant pour l’échelle individuelle).

En effet, la production d’énergie, comme celle de nourriture, nécessite une solidarité entre les différents acteurs. Notre coopérative s’inscrit dans la démarche TEPOS, territoire à énergie positive, afin de permettre à moyen terme que la Biovallée soit non seulement autonome mais potentiellement exportatrice en énergies renouvelables ( panneaux photovoltaïques mais aussi bois énergie, éolien…) vers des territoires qui seraient moins bien dotés malgré des efforts de sobriété.

10 ans Biovallée, Aouste sur Sye.

DWATTS était ainsi également présent au marché des initiatives organisé par l’Association Biovallée pour ses dix ans en septembre dernier. En lien avec d’autres, à travers le programme Territoire d’Innovation, nous participons à construire une transition plus large vers un territoire résilient

N’hésitez pas à venir vers nous si vous êtes intéressé.e.s par ses sujets, pour aborder les enjeux globaux de la transition énergétique mais aussi les solutions concrètes pour agir localement ! A quand une réunion publique sur votre commune ? C’est facile à organiser, contactez nous !

Octobre 2022

Publié par Émilie Lapprand dans Photovoltaïque